Témoignages

Rencontrez Rafik: consultant semi-retraité et meilleur ambassadeur de Montréal.

23 août 2017 / Montréal

Originaire du Caire, en Égypte, Rafik a su combiner trois de ses plus grandes passions : la conduite avec Uber, le contact avec les gens et son amour pour sa ville d’adoption.

D’où viens-tu et qu’est-ce qui t’a amené à Montréal?

J’ai immigré avec mes parents à l’âge de 14 ans et j’habite ici depuis. Au cours de 27 dernières années, j’ai travaillé aux États-Unis et y ai passé plus de temps qu’au Canada, mais j’ai toujours gardé un pied-à-terre à Montréal.

Tu as longtemps été consultant. Comment Uber est-il arrivé dans ta vie?

J’ai pris une semi-retraite il y a de cela deux ans et j’ai gardé quelques clients à Montréal. Je conduis avec Uber à temps partiel. Mais il faut comprendre que c’est devenu une telle passion que mon «temps partiel» avoisine maintenant les 60 heures par semaine! Je travaille le matin, puis je fais mes trucs, comme prendre soin de ma mère de 97 ans. Je la visite presque tous les jours, puis je conduis en après-midi et le soir. Je n’aime pas regarder la télé. Je préfère être sur la route. Pour moi, Uber, c’est une forme de relaxation, de thérapie. Conduire sans devoir se trouver à un endroit précis, écouter de la musique et faire découvrir la ville à des gens passionnants… que pourrais-je demander de plus ?

Qu’est-ce que tu aimes de la communauté Uber?

En tant que chauffeur, j’ai du plaisir à conduire les gens, mais en plus, j’offre un service. Nous menons les gens d’un endroit à l’autre pour un prix raisonnable, tout en offrant un service qui sort de l’ordinaire. En fait, rien ne me fait plus plaisir que de faire sourire les gens. C’est la première chose que je tente de faire. Lorsqu’un passager est triste ou a des problèmes, j’essaie de l’aider. Et puisque j’ai de l’expérience en tant que consultant et que j’ai touché à toutes sortes d’industries, je vais utiliser toutes mes ressources afin d’aider. Hier j’ai conduit une femme qui avait de la difficulté à trouver des ressources médicales pour sa mère de 90 ans. Je l’ai référée à trois différents médecins et lui ai proposé des solutions, comme des programmes offerts par le CLSC dont elle ignorait l’existence. Ça m’a rendu heureux. Je suis comme ça!

Vous connaissez bien la ville, semble-t-il?

En tant que chauffeur, on veut que les gens qui voyagent avec nous gardent un souvenir positif de la ville. On veut que les gens se souviennent de la gentillesse des gens d’ici. Je me considère réellement comme le meilleur ambassadeur de Montréal, car j’aime faire découvrir la ville à ceux qui y mettent les pieds pour la première fois, mais aussi aux Montréalais. Je leur suggère des restos, des points d’intérêt. Et ils en sont très reconnaissants. Je conduis souvent des hommes d’affaires qui doivent se rendre directement à une réunion ou au restaurant, mais ils ont leurs bagages avec eux. Je leur propose alors de les mener là où ils doivent aller, de prendre leurs valises et d’aller les porter à leur hôtel, pour leur simplifier la vie. À leur arrivée à l’hôtel, leurs bagages seront déjà là. Je le fais systématiquement. C’est ce petit service supplémentaire ce qui fait la réputation d’Uber.