Témoignages

Rencontrez Momo: Conduire pour une cause

23 août 2017 / Montréal

Momo est fondateur du Club africain des petits déjeuners, une organisation caritative qui vient en aide aux enfants dans le besoin, des enfants qui souvent n’ont pas les ressources pour manger à leur faim avant d’aller à l’école.

Lorsque Momo est arrivé à Montréal, il y a de cela 17 ans, il ne se doutait pas qu’il allait changer sa vie et celle de bien des enfants en Afrique. Originaire du Cameroun, il allait découvrir une ville où on se sent accueilli, en sécurité, où les rêves prennent forme et où les amitiés peuvent se former au cours d’un simple trajet en voiture. Et ce qu’il a trouvé à Montréal, il voulait en faire bénéficier les enfants en Afrique.

En 2010, avec beaucoup de patience et d’efforts, il a réussi à fonder une version africaine du Club des petits déjeuners qu’on connaît bien au Québec, un organisme qui permet aux enfants de milieux défavorisés ou d’orphelinats d’aller à l’école sans avoir l’estomac vide, comme ce serait souvent le cas autrement.

Bien qu’entouré de quelques personnes, Momo menait cette initiative de front et devait financer son projet à 95 %. C’est lorsqu’il a entendu parler d’Uber en 2014 qu’il a compris que le fait de devenir chauffeur pourrait lui permettre de tisser un réseau et de développer son projet pour que plus d’enfants encore puissent en profiter. Ainsi, tout l’argent reçu avec Uber lors de ses courses du vendredi au dimanche était consacré à son projet. Tout en conduisant avec Uber, il commencé à se bâtir un réseau et plusieurs partenaires de la plateforme sont devenus des amis, dont certains participent même au Club.

Au fil des trajets et des conversations, Momo a rencontré de nombreuses personnes et tissé des liens. Pour lui, la connexion qui se crée avec les passagers permet de tisser de belles relations. Il a même rencontré un psychologue et des avocats qui prennent maintenant part au projet.

La relation qui se crée avec les passagers fait en sorte qu’ils se sentent à l’aise de poser des questions à Momo, qui leur raconte son histoire et leur parle de son grand projet. Parce qu’en fait, c’est cette initiative qui l’a mené à devenir partenaire Uber à temps plein. C’est une façon pour lui de développer des contacts sur tous les continents, avec des gens qui ont tous une foule d’histoires à raconter.

Grâce aux revenus générés avec Uber et à la participation des clients, Momo a étendu ses activités dans quatre pays : le Burkina Faso, l’Île Maurice et la Côte d’Ivoire (en plus du Cameroun). Dès septembre, le projet sera aussi lancé au Mali, en République centrafricaine et peut-être au Nigeria. Avec Uber, il peut faire des appels lorsqu’il prend des pauses et prendre des vacances pour se rendre là-bas. C’est donc pour lui la situation parfaite pour mener à bien son projet. Chaque année, il organise une campagne de financement lors de la journée internationale de l’enfant africain, le 16 juin. Un événement sera également organisé au mois de septembre, avant son voyage en Afrique, où les gens pourront voir des artistes et participer à des activités culturelles.

Uber a changé la vie de Momo et celle de milliers d’enfants africains. Selon lui, si ce n’était d’Uber, le projet n’aurait peut-être jamais vu le jour.