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Le projet de loi 100 et un nouveau départ

16 mai 2016 / Montréal

Depuis quelques jours, plusieurs commentaires publics ont été faits au sujet du projet de loi 100. Bien que ce projet de loi empêcherait les services de l’économie du partage comme Uber d’opérer sur le territoire du Québec, nous souhaitons exprimer notre engagement à trouver un compromis et des solutions réglementaires qui assureront une saine compétition et une conformité fiscale pour tous les joueurs de l’industrie.

Nous continuons de croire que le Québec est un endroit idéal pour le covoiturage urbain et nous souhaitons vraiment que Uber puisse y rester. En agissant en bon citoyen corporatif nous voulons contribuer à la prospérité économique et au bien-être des citoyens de notre province. Les Québécois sont ouverts à la notion d’économie du partage et le public est impatient de voir plus d’innovations. Il est reconnu, dans notre province, que nous avons besoin de changements qui favorisent la mobilité, la création d’emplois et le choix.

Bien que notre modèle d’opérations offre de nouvelles et intéressantes opportunités d’affaires et des options de transports supplémentaires pour les Québécois, nous reconnaissons que nous n’avons pas toujours su trouver les meilleurs moyens de travailler avec le gouvernement du Québec afin de promouvoir ces alternatives. Nous croyons fermement dans notre mission qui est d’aider au développement de la mobilité urbaine dans nos villes. Nous regrettons de voir où le débat, au sujet de la réglementation, nous a menés et assumons notre part de responsabilité d’en être arrivés là.  

Dans les juridictions où le covoiturage urbain a été réglementé, à travers les États-Unis et le Canada incluant 28 États Américains, les gouvernements locaux ont reconnu le caractère distinct du covoiturage urbain et des taxis. Ils ont trouvé un juste milieu qui confère des privilèges uniques aux taxis, tout en imposant un nouveau cadre réglementaire au covoiturage urbain. Nous croyons que nous pouvons aussi atteindre ce juste milieu au Québec.

À titre d’entrepreneurs et de défenseurs des nouvelles technologies, nous craignons que notre approche n’ait entraîné un projet de loi qui pénalise les nouveaux innovateurs qui veulent offrir des solutions créatives afin d’améliorer le transport et réduire la congestion sur nos routes.
Avec cela en tête, nous annonçons notre intérêt à participer aux consultations particulières sur le projet de loi 100. Nous espérons démontrer que nous sommes un partenaire collaboratif et que nous pouvons aider le gouvernement à atteindre son but de favoriser l’innovation et de créer une économie québécoise forte.